Archives pour 7 novembre 2011

CONTRE LA LGV PACA

 

Lignes à Grande Vitesse

Une inédite bataille du rail engagée contre la LGV PACA

07/11/2011

Comme ailleurs en France, le passage en force du projet Marseille-Nice rassemble de façon assez inédite des élus de tous bords politiques, qui demandent d’abord la rénovation des voies actuelles.

Travaux de terrassement de la ligne LGV PACA.

 

C’est à un front commun assez inédit des élus du Sud Est contre la LGV PACA (de Marseille à Nice, via Aubagne et Toulon) que se heurte le projet de ligne à grande vitesse dit « tracé des métropoles« , tel que choisi par le gouvernement en juin 2009.

Derrière les belles affirmations par l’opérateur RFF de « la nécessité de désenclaver la région et d’accroître ses capacités ferroviaires », le projet est désormais qualifié de « tracé catastrophique qui va défigurer à jamais un territoire que l’on a mis tant d’années à construire, et qui ne nous apportera rien« , comme le dénoncent depuis plusieurs mois les élus des communes concernées.

A l’instar de l’opposition en Pays Basque nord contre le projet de LGV Atlantique, ce projet d’infrastructure ferroviaire a vu se lier la semaine dernière des élus « au-delà de toute considération politique« , de l’UMP, du Nouveau Centre, du PCF et d’Europe Ecologie Les Verts.

Dans une lettre qui sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône et à tous les financeurs, est dénoncé « un tracé qui est le plus lent, le plus cher et le plus destructeur pour les habitants, les entreprises et notre environnement. Tracé qui peut mettre en péril les investissements nécessaires au réseau TER indispensable à nos concitoyens« , écrivent-ils.

25 hectares de zone d’activités sacrifiés et de nombreux emplois menacés, des dizaines d’habitations collectives ou individuelles détruites, un écosystème dégradé et un danger géologique à Cuges, ont-ils dénoncé pour résumer une « bombe atomique ».

« Quel est l’intérêt de cette ligne ? » s’interroge ainsi le maire d’Aubagne, « qui en est le bénéficiaire ? Qui la financera ? L’Etat, les collectivités territoriales en sont-ils encore capables ? Alors si c’est le secteur privé, la LGV ne desservira pas l’intérêt public mais, d’abord, celui des privés ».

Si, en décembre 2010, Thierry Mariani, le nouveau secrétaire d’Etat aux Transports, martelait que personne ne pouvait revenir sur ce choix, le député-maire UMP de La Penne-sur-Huveaune, Pierre Mingaud, lui oppose aujourd’hui une dégradation du service de TER (retards et suppressions), qui affecte plus d’un train sur cinq depuis 2007, et qui a maintes fois fait l’objet de promesses de solutions par l’opérateur Réseau Ferré de France.

En l’état, les signataires refusent donc « les scénarios proposés par Réseau Ferré de France (RFF) » et demandent « à l’Etat et aux collectivités financeurs de ne rien proposer, financer ou réaliser sans l’accord des élus et des habitants concernés« , jugeant « inacceptable que les élus concernés n’aient pas été associés« .

Une mobilisation sans précédent se met donc en place dans la population, réunion publique après réunion publique, mais également dans les plus grandes collectivités territoriales de PACA, du Conseil Régional au Conseil Général.

Une réalité que la Préfecture ne pourra pas occulter, quand une 2ème réunion dite « de consultation » est prévue mi-novembre.

LGV PACA FORTE OPPOSITION UNITAIRE

 

Front commun inédit des élus contre la LGV

 

BOUCHES DU RHONE

 

Gémenos: les élus s’unissent contre la LGV

 

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