LGV : le PS inquiet pour les eaux du barrage du Revest

Publié le vendredi 28 octobre 2011 à 09H10

Les élus du Parti socialiste ont réaffirmé, vendredi, leur rejet d’une ligne à grande vitesse qui passerait par Le Revest Les élus du Parti socialiste ont réaffirmé, vendredi, leur rejet d’une ligne à grande vitesse qui passerait par Le Revest. P. Bl.

Bien que favorables au projet de ligne à grande vitesse, les élus PS de l’aire toulonnaise s’opposent à un tracé qui passerait par le Revest-les-Eaux.

Jeudi matin au Revest, trois élus PS de l’agglomération ont tenu à réaffirmer leur position sur la future ligne ferroviaire à grande vitesse de la région Paca. Robert Alfonsi (Toulon) Michel Escudero (La Valette) et Claude Chesnaud (Le Revest) parlent d’une seule et même voix : oui ils sont « très favorable » à la LGV, mais sont contre un tracé qui passerait par le Revest-les-Eaux.

Et même si le large rejet de cette dernière hypothèse a été entendu par le comité territorial LGV Paca dans le Var, les élus se méfient : « On préfère rester vigilant tant qu’elle n’est pas complètement écartée ! »

Et Claude Chesnaud de brandir une pétition signée par 396 Revestois : « Les percements de tunnels sous les monts Caume, Combe et Coudon risqueraient de détourner les sources qui alimentent le barrage de Dardennes. » Voire, avec des TGV passant sur un viaduc, de « polluer » l’alimentation en eau de Toulon ouest.

Le coût « délirant » du tracé des métropoles

Eux, leur dada, ce serait donc plutôt des rails dans le centre Var, le long de l’A8, même si ce scénario enterré par Jean-Louis Borloo en 2009 n’est plus vraiment à l’ordre du jour. « Ca fait cinq ans qu’on dit que c’est la meilleure solution, la plus courte, la plus rapide et la moins coûteuse. Et nous pensons toujours que rien n’est figé », assure Robert Alfonsi.

À l’opposé,le tracé dit « des métropoles » – « ce que veulent les municipalités toulonnaises, revestoises et valettoises » – serait loin d’être la panacée selon eux : « Un coût délirant de vingt milliards d’euros », une « acceptation sociale impossible » et « la liaison la plus longue ».

Reste désormais à attendre l’avis du comité de pilotage sur le sujet à la fin de l’année, puis la décision de l’État l’an prochain.