Publié le jeudi 03 novembre 2011 à 09H12

Le passage de la future LGV dans la vallée de l'Huveaune rencontre une forte opposition.

Le passage de la future LGV dans la vallée de l’Huveaune rencontre une forte opposition.

Photo archives LP

Ce n’est pas encore acté, mais il se pourrait que la concertation conduite par Réseau Ferré de France (RFF) sur la future LGV Paca à partir de quatre scénarios arrêtés avant les vacances d’été, se prolonge au-delà de la mi-décembre. Pourquoi ? « Parce que les contributions enregistrées dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes, sont très riches. Il serait sans doute dommage de ne pas en tenir pleinement compte. Le préfet de Région pourrait donc donner un peu plus de temps », répond Jean-Michel Cherrier, le patron de la mission LGV Paca.

Si tel était le cas, alors le comité de pilotage prévu pour la fin du mois de décembre, et à l’occasion duquel il est prévu d’arrêter un ultime projet de scénario qui doit dans la foulée être transmis au gouvernement, deviendrait transitoire. L’objectif étant, durant le surplus de temps, d’affiner autant que possible les fuseaux (une bande d’environ 1 kilomètrede largeur) qui préfigureront véritablement le projet du futur tracé.

Un passage entre Aubagne et Carnoux ?

En fait, la concertation entamée le 15 septembre commence à porter ses fruits. « Du couple projet qui était diffus, prend forme. Des préférences sont exprimées et il faut en tenir compte », poursuit Jean-Michel Cherrier. C’est ainsi que si sur Marseille le rôle de la gare Saint Charles en tant que plate-forme n’est pas contesté, en revanche le passage dans la vallée de l’Huveaune rencontre une forte opposition.

« Nous avons donc proposé de revoir la copie et de voir s’il est possible de passer plutôt entre Aubagne et Carnoux, au pied du massif. On va en parler », explique Jean-Michel Cherrier. « Dans le Var, personne ne veut d’une gare à Toulon-Est, ni d’une LGV en site propre. Au contraire, c’est l’idée d’utiliser les emprises existantes qui tient la route. Il y a aussi un consensus pour une gare à Toulon-centre.

« Toulon-Ouest reste une alternative crédible »

« C’est une préférence politique. Nous allons là aussi en tenir compte, sans toutefois tirer un trait sur Toulon-Ouest qui reste une alternative crédible. Il y a aussi un consensus pour une desserte du Haut-Var à partir des Arcs-Draguignan et de là, la desserte de Nice ». Dans les Alpes-Maritimes, « l’idée d’un pôle multimodal avec l’aéroport Nice-Côte d’Azur fait l’unanimité. De même que la desserte TGV de Cannes via le réseau classique. En revanche, l’interconnection Cannes-Grasse (gare Ouest) ne fait pas consensus. La concertation doit donc continuer ».

Enfin, précise Jean-Michel Cherrier, « pour ce qui concerne la liaison Nice-Vintimille, la commission du débat public a estimé qu’un débat ne s’imposait pas. Elle a préféré la mise en oeuvre d’une concertation spécifique. Celle-ci se déroulera de novembre à janvier. Cela joue aussi en faveur d’un unique scénario rendu en 2012″. Avantage: le projet sera très consensuel. Inconvénient: le pays sera en campagne pour l’élection présidentielle.

Jean-Luc CROZEL