À Cuers, le projet de LGV fait l’unanimité contre lui

Publié le dimanche 20 novembre 2011 à 07h05

Titre - 15056963.jpg Accusant Réseau Ferré de France de « privilégier la communication à l’information », l’association a livré les informations en sa possession.

Plus on approche de la fin de la concertation, plus les opposants au projet de ligne à grande vitesse en région PACA se montrent déterminés à tout faire pour que le projet « retourne dans le tiroir dont il n’aurait jamais dû sortir ».

Hier, ils étaient réunis à Cuers, à l’invitation de l’association Stop Nuisances Cuers, qui a participé à toutes les étapes de cette concertation dans le groupe géographique Sillon Permien. Devant cent cinquante à deux cents personnes, sa présidente Nadyne Chevret a résumé les informations disponibles et détaillé une longue liste des critiques.

Critiques… à bras raccourcis

En résumé, elle évoque « un projet dévastateur pour toutes les communes du sillon permien », qui« remettra en cause de façon définitive l’attractivité du Var », un projet ruineux qui relève « de la provocation dans un pays en crise » et surtout un projet qui ne fait l’objet « d’aucun consensus ».

La conseillère générale Véronique Baccino, des élus de Puget-Ville, Cuers, Pierrefeu, de la communauté de communes Cœur du Var, de Signes ont confirmé leur opposition ferme au projet tout comme les représentants du monde agricole. La députée Josette Pons n’a pas mâché ses mots. « On est à un moment décisif, à l’issue d’une concertation qui n’a de concertation que le nom,a résumé l’élue. C’est le moment de dire non. C’est trop cher et on n’a pas l’argent, c’est en dehors du cadre prévu par l’esprit de la lettre ministérielle de 2009(1). Les conséquences sur l’environnement et l’agriculture ainsi que les nuisances sont énormes pour le peu de rentabilité que nous aurons dans le Var. »

Sévères jugements

Josette Pons a conclu en fustigeant « le discours scandaleux de RFF » à l’égard des élus varois. « Dire non, ce n’est pas refuser d’évoluer. On n’a pas attendu RFF pour développer le département ».

Un discours applaudi, mais qui n’a pas empêché certains de dire leur amertume aux élus. « Si maintenant les élus refusent la LGV, il faut qu’ils se bougent, et vite. Parce que c’est quand même eux, M. Falco le premier, qui ont réclamé le tracé des métropoles du Sud ! » a fini par lancer quelqu’un dans le public.

« RFF vous a endormi pendant six ans,a renchéri un adhérent de Stop TGV Coudon. On fait croire à chaque maire qu’il aura son tunnel, Qui peut croire ça ? »

1. La lettre ministérielle validait le choix d’un tracé des métropoles du Sud empruntant les lignes existantes ou à défaut l’enfouissement.

 

     NON A LA LGV NI ICI NI LA-BAS

Avec le soutien de la députée de notre circonscription Mme PONS