Coordination Régionale contre le projet LGV PACA

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dimanche 12 février 2012

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CREATION DE LA COORDINATION REGIONALE CONTRE LA LGV PACA

 

 

Coup de frein confirmé pour la LGV-Paca

Publié le mercredi 15 février 2012 à 07h13  - 5

LGV - Toulon - haut et fort

Tout ce que la région compte d’opposants avait rendez-vous hier à Toulon et s’est exprimé haut et fort.Luc Boutria

 

Réunies en collectif hier dans le Var, les associations hostiles, dont plusieurs venues des Alpes-Maritimes, maintiennent la pression et vont demander à tous les candidats de s’engager sur un « moratoire »

Sous un calicot jaune « LGV NON » asséné en lettres écrasantes, tout ce que la région Paca compte d’opposants à la ligne à grande vitesse, dont plusieurs venues des Alpes-Maritimes, s’était donné rendez-vous, hier, dans une aile du Zénith de Toulon.

Les arguments étaient déjà connus, mais le coup médiatique était joli : ce nouveau collectif a dit à plusieurs voix tout le mal qu’il pensait de ce projet qui pourrait finalement coûter 5 106 e à chaque habitant de la région, si les calculs de Robert Giraudo (Apevv, à Vidauban) sont justes.

L’an dernier, ils ont pourtant largement eu le temps de s’exprimer pendant la phase de concertation. Pas du tout : « Aucune étude n’a été mise à notre disposition », se plaint Nadyne Chevrier, la présidente de Stop Nuisances Cuers. « RFF n’a fait que de la communication. »

Mobilisation demain à Nice

Les associations des Alpes-Maritimes étaient là pour confirmer le consensus des opposants obtenu le matin même à Marseille concernant le passage de la ligne : non, non et non ! Serge Jover, au nom de Défense Environnement Villeneuve-Loubet, s’est indigné que « tous les points noirs soumis à discussion ont été gommés. Ce fut une parodie de concertation ». La liste des critiques est aussi longue qu’un train de marchandises. Trop de bruit, néfaste pour les terres agricoles et pour les réserves en eau…

Alors que faire ? Dès demain jeudi, le Collectif de défense des terres fertiles des Bouches-du-Rhône appelle à se mobiliser à Nice, où se tiendra la dernière réunion de travail de Réseau Ferré de France.

Moins spectaculaire, mais plus rassembleur, un appel a été lancé hier depuis Toulon, pour que« les acteurs des groupes géographiques et thématiques soient réunis dans les plus brefs délais ». Bref, que la concertation reprenne.

A.-M. : encore des incertitudes

Le problème, c’est que Réseau Ferré de France est déjà passé à autre chose. Pour Jean-Michel Cherrier, le monsieur LGV-Paca de RFF, « la matière » issue des réunions 2011 est suffisamment dense pour en tirer toutes les conclusions. Le principe d’une gare nouvelle à St-Augustin est ainsi acté.

Quelques certitudes et beaucoup de points d’interrogation. Où construire la ligne nouvelle dans les Alpes-Maritimes ; faut-il une gare supplémentaire sur l’axe Cannes-Grasse ? « Partout où il n’y a pas de consensus, nous devons approfondir et retravailler les contraintes de vitesse. »

Le virage s’amorce dans les mots. La ligne à grande vitesse Paca, dont « le nom ne correspond plus au projet », ne roulera pas à 350 km/h dans notre région, même sur les tronçons neufs. « En roulant à 250 km/h, on perdra quatre secondes au kilomètre », relativise Marc Svetkine, le directeur régional. « Nous avons surtout besoin d’un réseau performant. » Des TGV au ralenti croiseront des TER à vitesse accélérée.

Ce nouveau panorama ferroviaire, toujours annoncé pour 2023, reste à financer. Pour l’instant, personne ne sait comment la facture sera répartie. RFF a jusqu’à l’été pour livrer de nouvelles propositions au « comité de pilotage régional » qui sert d’interface avec le gouvernement.

Le collectif anti-LGV n’a pas la patience d’attendre : un courrier sera envoyé ce mois-ci à tous les candidats à la présidentielle, mais aussi aux législatives, pour qu’ils se prononcent en faveur d’un moratoire sur le projet. Pour que le pouvoir sorti des urnes ait déjà fait son choix avant la prochaine mandature.

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